RESTRUCTURATION-EXTENSION DU CENTRE DE RÉÉDUCATION PROFESSIONNELLE DE SAINT-ÉTIENNE

Administration, centre de ressources, ateliers et hébergement

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plan masse 500
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La construction d’un bâtiment de taille modeste offre une nouvelle cohérence à un vaste site : par son positionnement stratégique, son organisation, et sa forme architecturale, le nouvel édifice fait système et recentre l’ensemble des bâtiments existants autour d’une place centrale.

Le projet global a pour vocation de repenser la fonctionnalité du site, dont la lisibilité s’est dégradée au fil du temps, suite à des agrandissements successifs. Il comprend une restructuration lourde des anciens bâtiments, et une extension. En conférant un équilibre renouvelé à l’ensemble, le nouveau bâtiment s’apparente à une suture fonctionnelle. Son architecture se focalise sur l’expression de la trame structurelle. Il s’agit d’une structure ouverte, capable d’assimiler et de fédérer les autres bâtiments, et de réorganiser et clarifier les parcours.

L’artiste Romain Laveille est intervenu dès les prémices de la réflexion. Sa proposition évoque simultanément deux temporalités : «une architecture qui représente ce qu’elle aurait pu être et une architecture qui s’arrêterait avant sa rationalisation informatique. Une réalisation à main levée, une construction à l’état proche du gribouillis, de l’abstraction, à l’état du premier coup de crayon. Paradoxalement et de façon anachronique, ce sont justement les dernières avancées technologiques qui permettraient cette apparente régression (une quasi grotte à l’ère numérique). Il s’agirait donc de considérer le croquis de l’architecte comme le dessin final du projet, un trait nerveux ou hésitant, un dessin spontané sans retouches, sans manières, sans perfectionnement pour un design sans recherches, quelque part sans travail, sans styles. Une forme de degré zéro du design.

Dans un rapport qu’entretiennent historiquement l’art et l’architecture, le mur habituellement supporte l’œuvre (peinture murale et dessin mural). Ici ce serait le mur lui-même qui deviendrait le sujet et l’objet du dessin qui à son tour lui donnerait sa forme. Le mur de l’architecte et l’intervention plastique de l’artiste ne devient plus qu’un. Cette proposition apparemment nonchalante favorise l’idée à la qualité ou l’effet plastique sans en être assurément dénué. L’environnement déjà bâti constitue en tant que tel une petite histoire de l’architecture du 20eme siècle, la proposition serait peut-être d’émettre une hypothèse de suite à cette histoire.»

  • Maîtrise d’ouvrage : AREPSA – CREPSE
  • Maîtrise d’oeuvre : ATELIER MARTEL, atelier Roberta, RFR éléments, Philippe Colas, AR-C
  • Lieu : Saint-Etienne (42)
  • Mission : Complète
  • Programme : Restructuration-extension de l’établissement
  • Surface (SHAB): 4 332m²
  • Coût travaux (HT) : 4,9 M€
  • Calendrier : Concours classé 2e 2014
  • Collaboration artistique : Romain Laveille